L’hôpital général de référence de Panzi dans le Sud-Kivu, où plus de millier de femmes victimes des violences sexuelles ont été soignées et continuent à être signées jusqu’aujourd’hui, a reçu la visite de la première citoyenne de la République, Mme Denise Nyakeru.

L’épouse du chef de l’Etat, qu’accompagnait le gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabije Kasi, et autres membres, a effectué vendredi une visite au centre médical de Panzi, question de compatir et de réconforter les femmes victimes des violences sexuelles internées dans cette formation médicale.

Lors d’une projection vidéo, les responsables de l’hôpital ont brandi des chiffres allant entre 1999-2018, où plus de 50 femmes qui souffraient de la fustile ont été traitées avec un taux de 3 à 7 % des mineurs de moins de 10 ans qui ont été violées. Des réalités insupportables pour l’assistance et Denise Nyakeru n’ont pas pu retenir leurs émotions.

Pour la petite histoire, la Fondation Panzi a été créée en 1999, à l’initiative du docteur Denis Mukwenge, qui vient en aide à l’hôpital de Panzi en assurant une prise en charge psychologique et une réinsertion des femmes déjà traitées.

Prenant la parole pour la circonstance, Denise Nyakeru a fait savoir à son auditoire, son constat par le fait qu’il y a beaucoup de femmes qui ont subies des atrocités insupportables et les images en témoignent. « Cela m’a fait très mal au cœur. Je ne suis pas Dieu et je ne saurai pas tout faire au même moment, on ne peut pas non plus continuer à vivre ainsi. Je parlerai avec le Président de la République, et on verra c’est qu’on pourra faire en premier lieu. Car, c’est insupportable de voir les bébés, les femmes et même des vieilles femmes dans une situation pareille, c’est pénible », a-t-elle souligné.

Elle a rassuré que, si elle est venue aujourd’hui les rendre visite, elle reviendra encore prochainement. « Continuez à respecter notre partenaire UNFPA pour leur travail abattu sur le terrain, car vous devez également leur dire merci », a-t-elle dit.

L’épouse du chef de l’Etat a salué à juste titre la détermination et les efforts fournis par le docteur Denis Mukwenge, surnommé «  le réparateur des femmes » et a promis d’apporter son soutien personnel à cette lutte pour revaloriser les femmes à travers sa fondation.

La première dame de la Rdc, a également présidé une réunion avec des femmes leaders de la province du Sud-Kivu. Au menu de cette rencontre, la promotion de la femme congolaise et les difficultés qu’elles rencontrent.

Plus fortes, mais plus fortes ensemble pour un avenir meilleur, ce slogan constitue un motif de la tournée de la première dame dans l’Est de la République.

A Bukavu, chef-lieu de la province de Sud-Kivu, l’épouse du chef de l’Etat, Denise Nyakeru Tshisekedi, a réuni toutes les femmes leaders du secteur pour un entretien au tour des problèmes qui freinent le développement de la femme du Sud-Kivu.

« En tant que mère comme vous les savez, lorsqu’on veut faire quelques choses, on y arrive, pas seulement pour nos enfants, même pour nos maris aussi. Moi, mon souci est que, d’ici 5 ans, que je puisse voir la moitié de l’Assemblée puisse être rempli des femmes députés. Je ne suis pas Dieu, je ne suis pas venue donner des leçons, mais je pense que mon idée n’est pas mauvaise. Je sais que, si nous les femmes nous nous tenons par la main et qu’on se dit plus fortes, nous irons très loin, ensemble et non séparées, avec amour ».

Un cahier des charges contenant des revendications de la population de cette province en général et des femmes en particulier, a été remis au cours de cet entretien autour d’un feu.

La délégation qui comptait une douzaine de femmes venues des partis politiques, de la société civile et de la Fédération des Entreprises du Congo (Fec), était conduite auprès de l’épouse du chef de l’Etat par la vice-présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, Mme Marie Migani Binti Muganza.

Une d’elles a pu témoigner en ce terme : « je me suis dit ça est, car nous sommes prêtes à l’aider, parce que ça ne sert à rien de dire,  je veux, sans réagir et qu’on ne fasse rien ».

Gisèle Mbuyi/MMC


(GM/TN/Yes)