Une centaine de combattants identifiés comme membres de l’UDPS et UNC ont pris d’assaut l’hémicycle de Lingwala pour exprimer haut et fort leur colère contre les députés FCC, qu’ils accusent d’outrage au Président de la République au cours d’un débat sur les récentes ordonnances nommant les Directeurs et membres de la Gécamines et de la SNCC.

« Nous sommes venus manifester notre mécontentement et dire notre mise en garde au Bureau de l’Assemblée nationale. C’est-à-dire, nous disons simplement que les députés doivent être là pour faire ce qui privilégie l’intérêt du peuple et non pour afficher leur coloration politique », a voulu dire Fils Mukoko, celui qui est apparu comme le porte-parole des manifestants.

Il a tenu à prévenir que si l’Assemblée nationale « continue dans cette lancée, nous allons organiser une manifestation monstre dans le cadre du CACH pour demander à la population d’appliquer l’article 148 de la Constitution pour exiger la dissolution du parlement et l’organisation des élections anticipées ».

A en croire ce porte-parole de circonstance, « le parlement actuel met une peau de banane sous le pied du chef de l’Etat pour l’empêcher d’exécuter son programme contre la pauvreté ».

Les militants du camp présidentiel ne se sont pas limités au simple discours. Ils ont saisi cette occasion pour s’adonner à ce qu’ils savent bien faire. Ils ont caillassé les véhicules de quelques députés qui se trouvaient sur place. Bonane Ya Ngazi, l’une des grandes plumes bien connue du pays, ancien ministre, ancien secrétaire général à la Primature, qui a choisi de servir la nation au parlement, a failli être lynché. Il doit son salut grâce à la dextérité de son chauffeur qui a su se faufiler pour mettre son patron à l’abri. Mais le véhicule a été endommagé.

Tout est parti de la plénière de vendredi 7 juin à l’Assemblée nationale, où des passions se sont déchainées lors du débat sur les ordonnances prises par le chef de l’Etat. Ce débat était consécutif à la motion du député Léon Mondole qui avait soulevé la question de l’illégalité des ordonnances de Félix Tshisekedi qualifiées de violation de la Constitution. Au cours de débat qui a suivi, le député Mundele Nawej a affirmé haut et fort que Félix Tshisekedi a signé ces ordonnances à l’état « d’inconscience ». Il n’en fallait pas plus pour frustrer les députés membres du CACH qui y ont vu un complot ourdi par le FCC pour humilier l’actuel chef de l’Etat.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC


(TN/Yes)