L’installation des structures de maitrise d’ouvrage informatique au sein des administrations fiscales (MOA), en vue de faire le suivi des projets, est l’une des recommandations issues de la 34ème Conférence annuelle du cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), à laquelle la République Démocratique du Congo a pris une part active et qui s’est tenue du 10 au 13 juin 2019 à Yaoundé au Cameroun, indique  le rapport général desdits travaux.

Sous le thème : «le numérique au service de l’élargissement de l’assiette fiscale», les participants à cette conférence annuelle ont également recommandé aux dirigeants des administrations fiscales la nécessité de distinguer la structure de MOA informatique de celle en charge de la maitrise d’œuvres informatiques, la mise en place d’une comitologie appropriée ainsi que la nécessité d’associer les utilisateurs dans  la démarche de construction des applicatifs afin de mettre en place des outils d’utilisation faciles, adaptés et répondant aux besoins.

Les questions liées au renforcement des capacités des agents en charge de la MOA informatique ainsi que le renforcement des capacités fiscales dans les économies émergentes, ont aussi été  abordées au cours de cette 34eme conférence annuelles dans le cadre de la mobilisation des recettes.

S’agissant du renforcement des capacités fiscales dans les économies émergentes, le rapport précise qu’il peut se faire à travers, notamment l’amélioration de l’accès aux connaissances et à l’expertise en matière fiscale, l’accroissement de la collaboration entre les administrations et les organisations fiscales, l’apprentissage électronique ainsi que par l’accès aux documents fiscaux de référence, la gestion des événements internationaux ainsi que la promotion d’une communauté de pratique devant permettre l’échange des connaissances.

50 milliards USD, cout des pertes subies en Afrique par an, selon le conseiller mondial sur la transparence

Par ailleurs, le conseiller du forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, M. Ervice Tchouata, précise le rapport général des assises de Yaoundé, a fait savoir que l’Afrique subit chaque année des pertes dont le cout est évalué à 50 milliards USD  en terme de flux financiers illicites comparés aux 46 milliards USD reçus en 2012, au titre de l’aide publique.

D’où, a-t-il précisé, l’intérêt des pays africains à renforcer la transparence et la coopération fiscale internationale à travers, entre autres la mise en place des conditions nécessaires pour l’échange automatique des renseignements au moyen d’outils numériques ainsi que le développement de la culture de l’échange des renseignements à des fins fiscales, le renforcement du cadre juridique afin de garantir la disponibilité et l’accès aux informations pertinentes à des fins fiscales.

ACP


(TH/GTM/PKF)