Les agents et cadres du ministère de l’Urbanisme et habitat réclament l’opérationnalité des services habilités à résoudre les problèmes relatifs aux logements décents en République démocratique du Congo (RDC), à savoir le Fonds national de l’habitat (FONHAB) et l’Agence congolaise de promotion immobilière (ACOPRIM), a indiqué mardi, à Kinshasa un cadre de ces services qui a requis l’anonymat.

Ces services, a fait remarquer la source, peuvent permettre à la RDC, pour la première fois, non seulement à construire des logements décents au profil des congolais à revenus moyens, mais aussi et surtout, à donner de l’emploi à des milliers des jeunes congolais présentement au chômage, ajoutant que  le FONHAB et l’ACOPRIM ont été créés pour servir d’instruments devant relancer l’industrie immobilière congolaise, conformément aux normes internationales.

Selon la source, le FONHAB est en réalité une banque congolaise de l’habitat, appelée à collecter les fonds susceptibles de construire les unités de logements décents et répondre aux diverses sollicitations en matière d’habitat et permettre au gouvernement de définir et de mettre en œuvre une politique stratégique de l’habitat, de plans opérationnels et des projets spécifiques.

Cette politique, a précisé la source, est capable d’apporter des innovations aux cadres légaux sur le plan institutionnel, technique et financier, en vue d’améliorer la production et la gestion des établissements humains. Pour rappel, ces deux services ont été créés en 2018 par l’ancien ministre de l’Urbanisme et habitat, Joseph Kokonyangi, dans le souci de résoudre les problèmes relatifs aux logements.

L’ACOPRIM favorable à la planification urbaine en RDC

Par ailleurs, a indiqué la même source, l’Agence congolaise de promotion immobilière (ACOPRIM) quant à elle, est l’organe  d’exécution des projets, ses objectifs urgents visent à permettre une planification urbaine et rurale transparentes, rationnelles et efficaces, répondant aux exigences inhérentes au développement durables des cités à travers la RDC.

«Depuis la création du ministère de l’urbanisme et Habitat en 1998, aucune structure technique ou entreprise sous tutelle n’y a été en arrimée, en dépit de son caractère fondamentalement technique et sociale devant la forte demande immobilière et foncière.

L’absence d’une telle structure étatique chargée de viabiliser le terrain avant son lotissement dans les zones d’extension de l’habitat, donne l’occasion aux services non habilités de se transformer en distributeur des parcelles. Cet état des choses ne favorise pas l’élaboration des plans adéquats susceptibles d’améliorer le cadre de vie de la population dans le respect des normes urbanistiques», a laissé entendre la source.

Dans la conviction de l’ancien ministre Kokonyangi, il était important d’adopter un nouveau cadre institutionnel technique destiné à renforcer l’efficacité et l’efficience du ministère de l’Urbanisme et habitat, en le dotant des structures techniques de mise en œuvre de la politique gouvernementale dans ce secteur clé de la vie nationale.

ACP


(TH/GTM/PKF)