La marche du 30 juin dernier, organisée par la principale plate-forme de l’opposition, LAMUKA, n'a pas fait l’unanimité au niveau de ses coordinations provinciales. A la veille de la marche, soit le 29 juin, le coordonnateur de LAMUKA, Jean-Bosco Barihima Ka-Butsiri, dans le Nord-Kivu a convié la presse à l'Hôtel Invest pour exprimer son désaccord.

L’élu du Nord-Kivu, qui se réclame pourtant de la coalition LAMUKA, a jugé la marche pacifique décidée par sa plate-forme politique « inappropriée » le jour de la commémoration de la fête de l'indépendance. « Comme si cela ne suffisait pas des meetings et marches sont organisés ou seront organisés à travers toutes les provinces du pays, sans épargner Kinshasa la capitale où une marche est prévue demain dimanche 30 juin, jour de l’anniversaire de notre indépendance », a-t-il stigmatisé en réponse aux questions de la presse.

« Cette marche me parait inappropriée à cette date sacrée, le 30 juin, déclarée comme telle dans l’hymne national », a-t-il relevé, soulignant au passage que les organisateurs devraient songer à la postposer pour l’organiser le 1er juillet ou une autre date qui conviendrait. Parlant au nom de la coordination de

LAMUKA/Nord-Kivu, il s'est appesanti sur quatre questions d'actualité en République démocratique du Congo. Il a, tour à tour, abordé la question de la vérité des urnes, celle de la dissolution ou non du Parlement, de la destitution du président de la République et, enfin, celle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dont les membres sont arrivés fin mandat.

Originaire du Nord-Kivu, province en proie à l’insécurité récurrente, Jean-Bosco Barihima Ka-Butsiri s'est longuement attardé sur les préoccupations en rapport avec la paix, les guerres, les groupes armés nationaux et étrangers, ainsi que la sécurité et la stabilité dans la partie Est du territoire national.

Selon lui, après les élections du 30 décembre 2018 qui ont consacré la victoire de Félix Tshisekedi à la présidence de la République et une majorité écrasante du FCC au Parlement, il est temps de tourner la page, tout en envisageant une autre manière d’agir pour le bonheur du peuple congolais. « Les élections ont eu lieu le 30 décembre 2018 et ont produit les résultats que nous connaissons tous.

Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo, mais a été privé d’une majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les assemblées provinciales, avec pour conséquence l’élection des gouverneurs de provinces qui ne sont pas de son obédience politique », a rappelé celui qui s'est exprimé au nom de la coordination de LAMUKA/Nord-Kivu.

Le Potentiel


(DNK/TH/GW/Yes)