L’Association des femmes avocates de la Rdc(Afeac) a organisé le lundi 08 juillet au Cercle Elaïs à Kinshasa/Gombe une journée de formation et d’échange sur la gouvernance et l’organisation des élections en Rdc.

Il était question de faire une évaluation des élections de 2018 en Rdc et de voir si le nombre des femmes élues à augmenter ou pas.

Madame Odette Disu, avocate, membre de l’Afeac et experte en matière électorale à la Ceni a expliqué aux femmes avocates les notions sur la gouvernance et l’organisation des élections.

En effet, à l’issue des élections combinées de 2018, l’Association des femmes avocates de la Rdc(Afeac) a jugé bon de faire une évaluation sur ces élections.

Le constat est qu’on a remarqué qu’il n’y a pas eu une amélioration sur le nombre des femmes élues.

Il y a une décroissance, les femmes ne sont pas valablement représentées dans les instances de prise de décision.

Et un autre problème, il y a eu plusieurs cas de recours à la Cour constitutionnelle.

C’est ainsi, que les Avocates réunies au sein de l’Afeac, on voulu réfléchir sur cette décroissance dans la participation des femmes aux élections et sur le grand nombre des cas de recours.

Madame Odette Disu a souligné qu’il en ressort que le vrai problème est celui du seuil.

La notion sur le seuil n’est pas vraiment intériorisée chez la plupart des femmes.

Donc, il faut une grande sensibilisation sur la notion du seuil et de représentativité.

Il faut atteindre le seuil pour être attribuable mais malgré l’atteinte du seuil, au niveau de la circonscription on doit dégager une caution électorale.

Nous avons aussi réfléchi sur la façon avec laquelle se comportent les partis politiques.

Nous avons constaté au cours de ses élections qu’il y a eu des candidats qui ont aligné les membres de leur famille qui une fois élus n’ont aucune notion sur les élections.

Pour l’experte en question électorale, les juristes femmes doivent intérioriser toute les dispositions de la loi électorale pour bien défendre les clients qui vont vers eux pour les recours.

Les femmes doivent également s’engager dans des partis politiques afin que dans nos instances de prises de décision qu’elles soient plus représentatives.

Les femmes doivent s’impliquer dans la gouvernance car elles ont beaucoup de potentialités.

Il faut donc un engagement des femmes pour changer des situations économiques, sociales et politiques.

Les performances des femmes peuvent être améliorées par une sensibilisation et formation continue et accentuée pour des élections futures.

Gisèle Tshijuka/MMC


(GTM/Yes)