Ce mouvement de déblayage porte sur la réclamation de l’application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et l’amélioration des conditions de travail, a constaté à l’ACP lors d’une descente effectuée sur les lieux.

Ce mouvement de grève est dû au non-respect de l’application du SMIG tel que convenu lors des négociations du mois de mars dernier entre le gouvernement, le ban syndical des travailleurs évoluant dans le secteur de commerce et des propriétaires des magasins. La Fédération des entreprises du Congo (FEC) avait également pris part à ces négociations.

Les grévistes réclament l’exécution du décret portant fixation du SMIG à 5 USD au taux de 1.415 FC pour 1 dollar américain. Ceci concerne tous les travailleurs du secteur de commerce, y compris les travailleurs placés sous-traitance.

« Nous travaillons dans des conditions inacceptables et nous sommes victimes des mauvais traitements de la part de nos patrons. Associé à cela l’absence du droit au congé et sans oublier la non observance de huit heures de travail », a indiqué un travailleur prestant dans un magasin appartenant à un sujet libanais.

«Le SMIG devrait être mis en application depuis la fin du mois de juin dernier comme convenu, mais dommage, cela ne s’est jamais réalisé alors que nous leur avons accordés une moratoire et une prolongation pour voir s’ils peuvent faire quelque chose quant à ce », s’est plaint un autre vendeur travaillant chez un sujet chinois.

Ces travailleurs, dont la plupart sont des congolais, continuent à interpeller les autorités compétentes, à savoir le ministre en charge de l’Emploi, du travail et de la prévoyance sociale ainsi que l’autorité urbaine de Kinshasa, de se saisir de cette situation, afin qu’une solution durable soit trouvée.

Pour rappel, ce mouvement de grève surgit après celui déclenché au mois de mars dernier.

ACP


(ROL/PKF)