On s’y attendait. La détection d’un cas d’Ebola à Goma, capitale du Nord-Kivu, a tiré la sonnette d’alarme et, fait craindre au monde entier le risque de voir l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la partie Est de la RDC depuis bientôt une année avec au compteur le chiffre macabre de 1668 décès se propagée vers d’autres pays, particulièrement les pays les plus proches comme l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

En effet, le collège des experts de l’OMS ont finalement pris la décision qui s’imposait, celle de déclarer cette épidémie comme une urgence de santé publique à portée internationale. Le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus l’a fait savoir en personne à la planète toute entière le 17 juillet. Cette décision de l’OMS vient de plonger le pays de Félix Tshisekedi dans une lourde menace d’isolement international au moment où le nouveau chef de l’Etat entreprend sans relâche de réchauffer la diplomatie congolaise qui avait du plomb dans l’aile.

C’est le lieu de jeter des tomates pourries à tous ceux qui entretiennent l’insécurité à l’Est du pays mettant ainsi en mal le plan de la riposte contre la fièvre hémorragique Ebola.

Dès à présent, suite à cette alerte mondiale, les 196 pays signataires du règlement sanitaire international vont devoir renforcer leur surveillance du virus Ebola à l'intérieur de leurs frontières, mais également dans leurs aéroports et ports maritimes avec des contrôles systématiques des passagers. C'est la cinquième fois depuis 2005 qu'une urgence sanitaire mondiale est lancée par l'OMS.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC


(TN/DNK/Yes)