La ville de Goma contient 1 million d’habitants et c’est un carrefour connecté avec d’autres villes notamment Kinshasa et Addis-Abeba. Un individu contaminé peut facilement si le contrôle est défaillant se retrouver par exemple au Rwanda proche et mettre en danger d’autres vies humaines.

Au demeurant, ce risque de propagation, a été l’un des critères clés qui a amené l’OMS le 17 juillet à classer l’épidémie d’Ebola urgence sanitaire mondiale.

Pour réduire le risque de contamination, Jean-Pierre Mbulungu élu de Lubero exhorte la Regideso à ne pas privé la population de l’eau potable pendant cette période d’épidémie. Ce député national estime, par ailleurs, qu’il y a une sorte de relâchement au niveau de points d’entrée. « C’est l’occasion pour nous d’interpeller les services de riposte et de contrôle dans tous les points d’entrée, que ça soit au niveau de ports, et aéroports », a-t-il dit sur radio Okapi. Il recommande aux équipes de la riposte de renforcer la sensibilisation et, il appelle la population à accepter de se faire prélever la température ainsi qu’à pouvoir laver les mains. « C’est le seul moyen que nous avons pour éviter la propagation de cette épidémie », a-t-il souligné.

Jean-Pierre Mbulungu invite la Regideso à pouvoir suspendre pendant une durée de trois mois tout recouvrement forcé dans la ville de Goma. « J’appelle la Regideso à faire un recouvrement normal et de ne pas recourir à des coupures d’eau qui exposeraient la population contre le risque de contamination. La prévention contre cette épidémie demande à ce que nous puissions nous impliquer tous », a-t-il soutenu.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC


(TN/Yes)