L’élection du gouverneur et vice-gouverneur du Sankuru aura lieu, ce samedi 20 juillet. C’est ce qui ressort de la déclaration du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), quelque temps après le report de cette élection. Pour Corneille Nangaa, les raisons logistiques et sécuritaires non réunies étaient à la base de ce énième report que d’aucuns déplorent.

Contrairement à d’autres provinces de la RDC, le Sankuru va connaître un retard sur le plan de son développement, pour des raisons de positionnement de ses fils. Tous originaires du Sankuru, les deux candidats en lice au gouvernorat de cette province sont à couteaux tirés. En lieu et place de l’intérêt de la province, Hp des candidats à ce scrutin, en l’occurrence Lambert Mende Omalanga accuse son challenger Joseph Mukumadi, d’étranger. Un cas qui énerve la Constitution, a fait remarquer l’ancien ministre de la Communication et des Médias.

Pour couper court à cette querelle qui a retardé l’élection du gouverneur et vice-gouverneur dans cette partie du pays, Joseph Mukumadi a brandi son attestation de nationalité, signée par le ministre de la Justice honoraire, Alexis Thambwe Mwamba. Maintenant que la nationalité congolaise du challenger de Mende Omalanga est prouvée par la justice congolaise, on ose croire que ce dernier va, cette fois-ci, participer à l’élection prévue ce samedi 20 juillet. Surtout que le motif évoque par Mende ne tient plus la route.

Apres s’être entretenu avec le président du Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA),le président de l’assemblée provinciale du Sankuru, Benoit Olamba, cité par la radio Top Congo, a indiqué que le but de leur rencontre était de prendre des dispositions qui s’imposent pour la bonne tenue de l’élection du 20 juillet. Une façon pour le président de l’organe délibérant du Sankuru de « préserver la paix et penser au développement de la province ».

La province du Sankuru est la résultante des entités provinciales issues du nouveau découpage territorial. En tant que telle, elle a besoin d’un souffle nouveau pour son développement. Or, sans paix, il n’y a pas de développement. Donc, les acteurs politiques du Sankuru sont obligés de promouvoir la paix s’ils veulent développer leur province. Pour ce qui est du Sankuru, ses filles et ses fils ont tout intérêt à s’unir pour s’occuper du bien-être de la population. Ne dit-on pas que le feu brûle plus haut si chacun y apporte son morceau de bois ».

Le Potentiel


(TN/Milor/Yes)