La diplomatie parlementaire est en marche au niveau de la Chambre basse du Parlement de la République. Ce lundi 29 juillet 2019 en début d’après-midi, la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Jeannine Mabunda Lioko, a reçu en audience dans son cabinet de travail au Palais du peuple, le ministre d’Etat belge et ancien Président de la Chambre des Représentants, M. Herman De Croo, en séjour de travail en République démocratique du Congo. Herman De Croo qui a passé près de 51 ans au Parlement belge ne s’est pas caché d’apprécier la personnalité de la speakerine de la Chambre basse du Parlement congolais.

« C’est une personnalité importante. C’est un grand plaisir de découvrir celle dans ce cas-ci, est première femme Présidente de l’Assemblée nationale d’un grand pays, qui va devoir gérer 500 collègues. Ce qui n’est pas facile dans ce pays. Je crois qu’elle a de vues très claires sur ce qu'on peut faire et ce qu'il y a comme équilibre.

La Majorité ne se définit que par l’Opposition et l’Opposition ne se définit que par la Majorité. Entre les deux, c’est le destin du peuple qui doit primer. C'est une femme de volonté qui se rend compte de l’importance d’un Parlement modifié », a-t-il déclaré au sortir de l’échange qu’il a eu avec Jeanine Mabunda. Les deux personnalités ont souligné, entre autres, des défis importants qui se posent dans un pays où la population a pratiquement quadruplé en 60 ans. « On ne considère pas l’impact extraordinaire qu’il y a pour la répartition, pour l'avenir, pour la situation des villes et d’autres grandes agglomérations. Ça pose des défis encore plus importants », a souligné l’émissaire belge. Herman De Croo et Jeanine Mabunda s’accordent également sur la nécessité pour les élus du peuple de demeurer proche de la population.

Une question qui trouve déjà sa réponse dans la politique, mieux la vision définie par l’actuelle n°1 de l’Assemblée nationale. Dans la foulée, le ministre d’Etat belge a réitéré le vœu d’une collaboration positive dans les conditions d’une gouvernance correcte et qu’implique l’absence de monopolisation des richesses par un groupe d’individus.

« Cela me parait capitale pour la crédibilité d’un régime parlementaire qui finalement tout compte fait, est le meilleur », a-t-il précisé. Sur le plan économique, le ministre d’Etat belge estime que la République démocratique du Congo est plus que ses mines. Il interpelle ainsi les autorités du pays à mettre le cap sur la puissance agricole, forestière, hydraulique et tout ce qui se renouvelle. « Car chaque année, une pelle de minerai qui sort du territoire congolais est une pelle perdue à jamais, contrairement à un champ qu’on cultive aujourd’hui et qui pourrait être cultivé encore de nouveau l’année prochaine », a-1-il indiqué.

L’Avenir


(TN/Milor/GW/Yes)