A la veille de la publication de l’équipe du gouvernement Ilunga Ilunkamba I, les jours qui suivent annoncent leurs couleurs. Cette semaine est en passe d’être difficile pour le gouvernement qui semble confronté à une grogne qui a tendance à se corser.

Autant, des voix s’élèvent à l’Epsp pour exiger la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents d’élèves, l’Université de Kinshasa s’est surtout sentie, pour sa part, très affectée par ce que les enseignants qualifient de manque d’attention.

L’on n’en veut pour preuve le lancement dimanche 04 août 2019 de la campagne de sensibilisation par la Confédération des associations des parents d’élèves des écoles conventionnées, CAPEC, et la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC, SYNECAT.

A l’Unikin, la mobilisation risque de prendre de l'ampleur dans les jours qui viennent si elle est rejointe par les universités des provinces.

Dans la foulée des revendications portées par les professeurs membres de l’Apukin, l’on note une obstruction sans fondement de toutes les démarches entreprises par le corps professoral qui tenait à rencontrer le chef de l’Etat Tshisekedi. Leur cahier des charges était assorti des attentes et des besoins réels des professeurs des universités en République démocratique du Congo, conformément au protocole d’accord du 18 novembre 2018.

Selon la corporation des professeurs de l’Unikin, aucune avancée n’a été obtenue par son comité à l’issue de différentes démarches et négociations engagées auprès du gouvernement. Face à ce qu’elle a qualifié de manque de volonté politique, l’Assemblée générale des professeurs de l’Unikin a  décidé de la cessation immédiate de toutes les activités académiques, scientifiques et pédagogiques à l’Unikin comme partout ailleurs, jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications.

L’Apukin vise dans cette décision notamment les cours, les sessions d’examens, les défenses des mémoires ainsi que les thèses et doctorats, les délibérations, les réunions des conseils des facultés, des départements et des centres de recherches.

Des sources concordantes, il ressort des exigences sur le remboursement de trop-perçu sur les véhicules, le paiement de cinq mois de manque à gagner sur la prime de partenariat, l’amélioration de la rémunération du professeur congolais au standard de l’Unesco qui pourrait aboutir à la suppression de la prime de partenariat, l’application de la loi-cadre dans ses dispositions relatives aux élections des recteurs au sein des universités.

Pour faire face à une telle surchauffe, le futur gouvernement est appelé à ne pas demeurer sourd à ces revendications que l’Apukin considère comme légitimes. Les professeurs ont assuré de compter sur l’attention que doit porter le nouveau premier ministre sur la mesure des mécontentements à prendre par son cabinet.

Raymond Okeseleke L.


(ROL/PKF)