Après la réouverture de la frontière au trafic entre les villes de Goma et Rubavu, ex-ville de Gisenyi, le jeudi 1er août en début d’après-midi, les populations de RDC et du Rwanda ont repris leur mobilité dans tous les deux sens.

Dans la matinée, seules les sorties du Rwanda étaient autorisées. Les entrées étaient interdites aux Congolais. Il était aussi interdit aux Rwandais de quitter leur pays pour Goma.

Cette décision a été motivée par la présence de deux cas de la maladie à virus Ebola dans la ville de Goma. Ce, suite au décès confirmés de deux malades qui avaient au préalable contracté le virus d’Ebola.

La frontière de Rubavu facilite le commerce transfrontalier avec la ville de Goma. Les mesures de sécurité sanitaire avaient été renforcées. Le constat a été que le trafic entre les deux villes où quatre cas supplémentaires d'Ebola ont été enregistrés a baissé de manière drastique jeudi et vendredi.

"Généralement, 60.000 personnes en moyenne font des navettes entre le Rwanda et la RDC ici à la petite barrière de Goma. Depuis le début de la semaine, nous enregistrons moins de dix mille traversées, une baisse considérable à cause d'Ebola", a déclaré un officier de l'immigration congolaise.

"La frontière n'est pas fermée. Mais le Rwanda empêche ses ressortissants de passer en RDC sans motif valable", explique un responsable qui travaille pour le compte de l'Organisation Internationale pour les Migrations au point de contrôle frontalier dans le cadre de la riposte contre Ebola en RDC.

Raymond Okeseleke


(ROL/Yes)