Interpellés parmi la septantaine de manifestants, au soir du 28 février dernier, aux abords de la Gare de Lyon, 4 Congolais se réclamant des « combattants » de la diaspora vont être déférés devant le parquet de Paris pour des incendies et troubles perpétrés dans le 12ème Arrondissement aux environs de la salle Accor Hotels Arena (ex-Bercy) où Fally Ipupa s’est produit. Au moins 70 personnes avaient été placées en garde à vue, d’après Le Parisien. Déjà samedi 29 février, le maire adjoint de Paris, Emmanuel Grégoire n’avait pas fait mystère de l’intention de la mairie de porter plainte contre ces fauteurs des troubles. « J'espère que les condamnations seront exemplaires, pour expliquer que Paris n'est pas le terrain de jeu des opposants politiques, d'où qu'ils viennent », faisait remarquer le maire adjoint.

Ces troubles perpétrés pour la plupart près de la Gare de Lyon avaient débouché sur des incendies des scooters et poubelles, dégageant une épaisse fumée sur le ciel parisien. Un acte énergiquement condamné de toute part. « Ces violences sont à tous égards inadmissibles. Nul n'a le droit d'agir ainsi dans son pays, a fortiori dans son pays hôte. Vouloir censurer l'expression d'un artiste #FallyIpupa ne fait en rien avancer une quelconque cause », avait tweeté Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de l’Union européenne à Kinshasa, capitale RD congolaise.



Et beaucoup d’autres Congolais vivant au pays n’ont pas toléré ces violences, estimant que les revendications de certains « combattants » ne sont plus claires alors que le pouvoir a déjà changé des mains à Kinshasa. Fally Ipupa, quant à lui, a réussi son envol sur le ciel enfumé de Paris, comme un « aigle ». Celui qui porte, depuis un temps, le surnom de ce rapace a justement débuté son spectacle par l’image d’un aigle qui prend son envol depuis le ciel de Kinshasa en survolant les capitales européennes.

Après ce succès, malgré les tumultes des « combattants », Fally Ipupa s’est montré reconnaissant à l’égard de ceux qui ont bravé les intimidations pour répondre au spectacle. « Merci aux 20 000 personnes qui ont rendu cette soirée inoubliable. Votre détermination, votre courage, votre amour ont permis de réécrire une nouvelle histoire », a écrit, samedi 29 février, la star congolaise sur son compte Twitter après son concert du vendredi. Ainsi, « El professor » retrouve la scène française ou européenne après environ 10 ans d’interdiction par ces mêmes « combattants ».

Dido Nsapu


(DN/PKF)