Le Canada qui travaille au renforcement du système de santé congolais en répondant à des besoins prioritaires des populations démunies, en particulier ceux des mères, des nouveau-nés, des enfants et des jeunes, s’est annoncé pour lutter ensemble avec les autorités congolaises contre le Coronavirus.

C’est l’ambassadeur de Canada en République démocratique du Congo, Nicolas Simard, qui l’a indiqué sur son compte twitter : “la RDC a démontré une résilience et un savoir-faire impressionnants dans la gestion de l’épidémie d’Ebola, avec l’appui de la communauté internationale. Nous sommes tous maintenant devant le même défi, à des échelles très diverses, avec le COVID19 que nous vaincrons ensemble”.

Des Kinois plus qu’exposés

Certes, l’onde de tempête provoquée par l’annonce de la nouvelle fait directement penser au commun des mortels. Le ministre national en charge de la Santé, Eteni Longondo, après avoir confirmé la nouvelle, a appelé la population à ne pas céder à la panique et à observer scrupuleusement les mesures hygiéniques.

Comme en témoignent de nombreux agents de la Fonction publique, les Kinois qui ont adopté leur mode de mobilité par voie de transport en commun sont plus qu’exposés. La menace d'une contamination à grande échelle est réelle.

Dans un contexte urbain marqué par une mobilité de la population non réglementée, les agents de l’administration publique rencontrés mercredi matin à bord du bus Transco ont indiqué s’être préoccupés par l’entrée à Kinshasa du virus du Covid-19.

Un jour après l’annonce de la détection du premier cas avéré positif au Coronavirus, des étonnements, des surprises et de réactions se sont fait sentir. Dans les lieux publics comme au Marché central de Kinshasa, des Kinois se sont empressés à y voir un peu plus clair. Cette fulgurance des réactions sur l’épidémie a semblé confirmer l’impérieuse nécessité de considérer la maladie à coronavirus 2019 avec beaucoup de sérieux et de pragmatisme.

Ceci n’a pas exclu le fait que toute personne qui gagne le Centre de la ville par voie de transport en commun ne peut éviter la panique née de l’ignorance, de l’incohérence d’attitude ou de la course au sensationnel.

D’autant plus que les déplacements sont le lot quotidien le plus bruyant après les loisirs et le bruit. C'est la première cause de gène dans les transports.

Pendant les heures de pointe, les véhicules sont vite bondés. A l'intérieur, les passagers de tous les sexes se pressent les uns contre les autres sans un centimètre d'espace. Avec les bouchons, la promiscuité peut durer une à quatre heures avant d’arriver à destination.

Les embouteillages vont empirer avec les chantiers de Sauts-de-mouton, qui commencent à empiéter sur les espaces de chaussée disponibles. Et les transports en commun sont une question de vie ou de mort à Kinshasa.

Somme toute, cette situation prédispose les Kinois à un risque majeur de contamination. La pollution de l’air kinoise s’y trouve d’ailleurs moins médiatisée alors que le problème s’en trouve beaucoup plus que marqué.

Raymond Okeseleke


(ROL/Yes)