Une vive tension s’est observée ce jeudi 12 mars au siège de l’UDPS. Des « combattants » du parti ont brulé des pneus, suscitant l’intervention de la police qui a réagi avec jet des gaz lacrymogènes. Cette manifestation intervient un jour après la publication d’un document signé par Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS, mettant en place un nouveau directoire de la Commission électorale permanente (CEP) du parti. Et, écartant de ce fait, Jacquemain Shabani qui en exerçait les fonctions de président.

Dans ce document qui date du 6 février dernier, Jean-Marc Kabund a investi une nouvelle équipe pour diriger cette commission. Limogé, Jacquemain Shabani dit n’avoir pas encore été notifié. Toutefois, celui qui est en froid avec les nouvelles autorités du parti dénonce une décision arbitraire et promet d’aller en justice. Pour lui, il s’agit d’une « énième violation des textes du parti, qui devra être selon lui, sanctionné par une décision judiciaire pour édification de tous. »

Depuis un temps, cet ancien secrétaire général de l’UDPS est en froid avec les nouvelles autorités du parti, particulièrement, Jean-Marc Kabund et Augustin Kabuya, nouveau secrétaire général intérimaire. Jacquemain Shabani contestait l’élévation de Jean-Marc Kabund au rang de président ai du parti, estimant que cela viole les textes de cette formation politique. Mais il fait remarquer qu’il a fourni des efforts pour trouver une solution consensuelle à ce « désordre », sans succès. « Je crois avoir fait un effort considérable pour trouver une résolution consensuelle au désordre et à la confusion montés de toutes pièces par Jean-Marc Kabund mais hélas, il s’acharne », a-t-il regretté au micro de Cas-info.ca.

Jacquemain Shabani estime que cette mesure de Jean Marc Kabund frise la légèreté. « Je reste convaincu que le parti ne peut pas être géré avec autant de légèreté et d’irresponsabilité aussi j’estime que mon militantisme au sein de l’UDPS ne mérite pas de tels actes d’humiliations. », a-t-il déclaré.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)