Un soldat français a été tué jeudi 23 juillet dans la matinée au Mali, "lors de combats contre les groupes armés terroristes", a annoncé l'Élysée. Deux autres militaires ont été blessés, a ajouté le ministère de la Défense dans un communiqué.

L'accrochage s'est produit dans la région de Gossi, à 150 kilomètres à l'ouest de Gao, dans le centre du Mali, précise le ministère. "Son engin a sauté au contact d'un véhicule suicide chargé d'explosifs", ajoute le communiqué.

Après l'attaque, "l'unité au contact a immédiatement engagé le combat. Dans le même temps, deux hélicoptères Tigre, puis un drone Reaper ont été déployés afin d'appuyer les éléments au sol", a indiqué l'état-major des armées.

L'identité du groupe armé n'a pas été immédiatement communiqué. La région fourmille de mouvements jihadistes ayant prêté allégeance à Al-Qaida ou à l'oraganisation État islamique, dont certains se sont affrontés entre eux ces derniers mois.

Le militaire décédé, Tojohasina Razafintsalama, appartenait au 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes. Il a péri "lors de combats contre les groupes armés terroristes, à la suite du déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", précise le communiqué de l'Élysée.

Le président "s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce militaire, mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France."

Emmanuel Macron a salué, en outre, "l’engagement, le courage et la détermination de nos militaires déployés au Sahel et leur renouvelle son entière confiance pour le succès de leur mission."

L'armée française est engagée au Mali depuis janvier 2013 avec l'opération Serval puis, à partir de 2014, dans l'ensemble du Sahel dans le cadre de la mission Barkhane.

France 24 (Avec AFP)


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