CAS-INFO.CA, titre : « Affaire Milice Kingabwa : le directeur administratif à la Maison civile du chef de l’Etat arrêté ». Ce média qui cite le coordonnateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Georges Kapiamba, comme source, relaye les propos de ce dernier en affirmant : « Monsieur Pierre Mutanga directeur administratif à la Maison civile du chef de l’Etat, placé sous mandat d’arrêt provisoire (MAP) à la Prison de Makala depuis 2 jours par la Justice militaire pour notamment entretien d’un mouvement insurrectionnel. Force reste à la loi. » CAS-INFO.CA rappelle que la police a démantelé, jeudi 27 août, un groupe d’« inciviques » dans la commune de Limete, au quartier Kingabwa.

De don côté, 7SUR7.CD annonce qu’en Ituri, « des miliciens CODECO se retirent de la ville de Bunia après négociations. » Ce site d’information rapporte que plusieurs dizaines de miliciens CODECO (coopérative pour le développement du Congo) qui sont arrivés à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, le matin de  vendredi 4 septembre 2020, ont regagné leurs bases se trouvant au groupement Bedu-Ezekere, dans le secteur des walendu-Tatsi. Ce média explique que « ces miliciens ont accepté de regagner leur bastion après des négociations avec les autorités politico-administratives et sécuritaires de la province de l'Ituri. »

Ces miliciens CODECO, écrit 7SUR7.CD, se sont dirigés [hier, vendredi] vers la prison centrale de Bunia lorsqu'ils sont arrivés le matin, cela « pour exiger la libération de leurs compagnons détenus au sein de cet établissement pénitentiaire et leur prise en charge. »

ACTUALITE.CD qui table sur la même information, constate cependant l’indifférence de Kinshasa dans cette incursion des miliciens à Bunia. « RDC : Kinshasa ne condamne pas l’irruption des miliciens CODECO à Bunia », titre ce média en ligne. « Le conseil des ministres présidé vendredi 4 septembre par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi n’a aucunement condamné l’irruption des miliciens CODECO la même journée dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. », constate ACTUALITE.CD. Ces miliciens lourdement armés ont pourtant paralysé la ville en créant une psychose au sein de la population, principalement dans le quartier Bankoko où ils s’y sont rendus pour exiger la libération de leurs compagnons détenus à la prison centrale de Bunia, poursuit ce site d’information.

Dido Nsapu


(DNK/PKF)