Le Président de la République Félix Tshisekedi, s’est entretenu ce dimanche 6 septembre avec une délégation de professeurs de l’UPN et de l’Unikin au sujet d’un mouvement de grève observé depuis la reprise officielle des cours dans différents établissements universitaires de la République Démocratique du Congo, après la levée de l’état d’urgence dû à la Covid-19.

Vu l’urgence qui s’impose et en tant que garant de bon fonctionnement des instituts du pays, le Président de la République Félix Tshisekedi Tshilombe s’est résolu à s’impliquer personnellement pour des solutions idoines dans le bref délai.

Raison pour laquelle, il a consacré la journée de ce dimanche à écouter les réclamations et doléances longtemps restées dans les tiroirs sans solutions.

Il a reçu en premier lieu, l’Association des professeurs de l’Université pédagogique nationale (APUKIN) conduite par le professeur Raoul Ekwampok Kandum, qui plaidé pour l’amélioration de conditions sociales des professeurs, particulièrement l’achèvement de certains bâtiments toujours en chantier sur le site de l’UPN.

D’un autre côté, ils ont profité de l’occasion pour parler du « trop-perçu » sur la vente des véhicules des professeurs, un manque à gagner que le gouvernement a promis de résoudre. Ces soldes qui résultent de la soustraction du montant initial fixé à titre de frais académiques et du fonds officiel fixé par le gouvernement ne seraient tombés qu’au compte-goutte dans les caisses de l’Université de 2018-2019 et leur situation salariale dévolue au corps enseignant.

« A ce jour, nos salaires ont chuté de 40% », a déploré un des professeurs de l’APUKIN  en y ajoutant que les étudiants manquent également de cadre approprié.

En tant qu’un bon père de famille, le Président s’est montré très attentif aux différentes doléances et a promis d’effectuer une descente sur le terrain afin de palper du doigt les réalités.

Toujours dans ce même cadre estudiantin, Félix Tshisekedi a également échangé avec l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), conduite par son président, le professeur Mathieu Bokolo.

Pour sa part, le prof Bokolo a fait savoir au chef de l’Etat leur cahier des charges lié à la perte du pouvoir d’achat suite à la dévaluation de la monnaie par rapport à la devise étrangère. L’augmentation de leurs rémunérations jamais revues depuis plus de 10 ans, et d’autres points épineuses ont été également abordées.

Il sied de noter que cette rencontre a été facilitée par le député national honoraire Franck Diongo, selon l’ACP.

Gisèle Mbuyi


(GM/SNK/Yes)