Plusieurs réactions ont suivi les invitations adressées à Martin Fayulu, candidat malheureux de la plateforme d’opposition Lamauka ainsi qu’à Théodore Ngoy, un autre candidat à la dernière présidentielle de décembre 2018. Et hier, mardi 8 septembre, le commandant de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo a démenti l’authenticité des invitations adressées par le parquet près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe à ce duo.

Pour Steve Kivuata, porte-parole du coordonnateur de la coalition Lamuka, « le parquet a reculé et a eu peur de la colère populaire. » Déjà ça chauffait ce soir à Masina, a-t-il déclaré hier, mardi, après le rétropédalage de la justice. « La colère est grande, pas d’intimidation. La population était très mobilisée pour accompagner son président élu [Martin Fayulu] ce mercredi à la justice. Nous sommes surpris de ce volte face de la justice. Si la cause était fondée, ces invitations authentiques ne seraient pas remises en cause par cette même justice », a affirmé Steve Kivwata.

Martin Fayulu et Théodore Ngoy allait être convoqués visiblement pour leurs propos tenus au sujet de la mise en accusation du président de la République, Félix Tshisekedi, pour violation de la Constitution dans ses ordonnances du 17 juillet nommant 3 nouveaux juges à la Cour constitutionnelle.

Du côté de l’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO), cette plainte contre ces deux opposants était inopportune. « La plainte contre Fayulu et Théodore Ngoy n'était ni nécessaire ni urgente. Nous savions tous que leurs propos ne pouvaient pas déterminer le Procureur Général près la Cour constitutionnelle d'engager une quelconque action contre le président de la République. », a tweeté son président, Jean-Claude Katende.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)