Ce mandataire public est accusé de mégestion et détournement des deniers publics. Il faut noter que les syndicalistes de la SCPT ont tenu mardi 8 septembre devant l’Hôtel des Postes, une assemblée générale en rapport avec cette arrestation pour dénoncer ce qu’ils qualifient de contre-vérités distillées par le Directeur général sur la gestion de l’entreprise. On ne sait pas qui devrait assumer son intérim, car les consultants qui faisaient la pluie et le beau temps sous son règne ont pris la poudre d’escampette, juste après l’annonce de sa mise sous mandat d’arrêt provisoire (MAP).

Les syndicalistes déplorent également le manque de transparence, la violation de tous les principes de gestion, le clientélisme, l’inexistence des structures administratives, l’exclusion des cadres de Direction au profit des amis consultants, la facturation parallèle dans le chef du Directeur général.

L’intersyndicale renseigne que le Directeur général, Patrick Umba, avait instauré le système des consultants, qu’il positionnait aux postes stratégiques de l’entreprise tels que la Direction d’exploitation, Direction financière, Direction technique, Direction commerciale, Services généraux, etc…

Les cadres comme les agents de la SCPT étaient devenus, face aux consultants de simples exécutants des ordres de ces derniers, des spectateurs des opérations de pillage des fonds et de bradage des produits des télécommunications.

Après le limogeage de son prédécesseur, accusé également de mauvaise gestion, la société congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT), fait l’objet d’un grand pillage systématique. Les représentations provinciales, révèle –t-on, accusent des arriérés de salaires de plus de 15 mois, mais, Kinshasa a touché son salaire du mois d’octobre 2019, il y a une semaine.

Gisèle Mbuyi


(GM/TN/Yes)