A près de deux ans de son départ pacifique du pouvoir, l’hypothèse de voir l’ex-président de la République démocratique du Congo retrouver le fauteuil présidentiel devient de plus en plus évoquée. Même par un ministre en fonction. Claude Nyamugabo, ministre de l’Environnement et Développement durable, n’a pas fait mystère de ce retour au pouvoir de l’ex-Raïs.

Vendredi 18 septembre 2020 à Kolwezi, capitale du Lualaba, Claude Nyamugabo a indiqué ce come back de Joseph Kabila n’est pas un slogan. « Le retour de Joseph Kabila n’est pas un slogan, c’est une réalité. Il va retourner au pouvoir et nous sommes en train d’y travailler. Toute la population attend cela avec impatience », a-t-il déclaré.

L’ex-gouverneur du Sud-Kivu qui est également cadre du PPRD, parti de Joseph Kabila, n’a pas caché cette intention de sa famille politique et du Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme acquise à l’ex-président congolais et majoritaire au parlement.

Bien avant cette déclaration, le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya avait révélé dans une interview accordée à Jeune Afrique que l’accord secret signé entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila prévoit que l’actuel locataire du Palais de la Nation cède le fauteuil au FCC en 2023. Propos que réfutent Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

« Il y a une interview accordée par l’ancien Directeur de cabinet du Chef de l’État honoraire à Jeune Afrique qui fait trop de bruits. Il y aborde la question d’un certain accord entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila. Je vais revenir dessus et vous assurer que nous ne pouvons jamais nous engager dans des initiatives qui menacent l’intérêt du peuple, car pour nous, le pouvoir vient du peuple. », a assuré Augustin Kabuya. Avant d’ajouter que « Notre slogan, c’est le peuple d’abord. Félix Tshisekedi n’a des comptes à rendre qu’au peuple congolais et non à un individu quel que soit son rang que personne ne vous trompe sur l’éventualité d’une attente pour que Tshisekedi cède le pouvoir à Kabila en 2023. »

Dido Nsapu


(DNK/PKF)