« Mon client est libre depuis quelques minutes. », c’est l’une des déclarations de l’avocat de Patient Sayiba, le patron de l’OGEFREM dans le collimateur de la justice depuis plusieurs mois. Il a été arrêté depuis lundi 14 septembre. Le directeur général de l’OGEFREM serait  poursuivi notamment pour détournement des deniers publics destinés à la construction du port sec de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga.

Pendant ses cinq jours de détention, Patient Sayiba n’a pas été transféré à la prison centrale de Makala. « Il était sous un régime de détention qui est différent de MAP (Mandat d'arrêt provisoire ndlr). Et donc au terme de 5 jours d'audition et des confrontations, le parquet général de Gombe a estimé que Monsieur Sayiba peut recouvrer sa liberté", a déclaré Me Laurent Onyemba à 7SUR7.CD, précisant que son protégé « n'a jamais été transféré à Makala. »

Cet avocat soutient que son client n'est impliqué dans aucune malversation financière au niveau de l'OGEFREM. "Nous, nous sommes confiants que monsieur Sayiba n'a jamais été au centre d'une quelconque malversation financière au sein de l'OGEFREM. Donc, nous ne pouvons que saluer aussi bien la décision du procureur mais aussi saluer les efforts de tous ceux qui nous accompagnent dans ce combat pour l'éclosion de la vérité", a-t-il ajouté.

Patient Sayiba a maille à partir avec la justice congolaise depuis plusieurs mois. En avril 2020, il a été convoqué par le Procureur général près la Cour de cassation, Victor Mumba. Une convocation qui avait suscité la réaction, par correspondance, de l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende. Celui-ci estimait, sans le citer, que M. Patient Sayiba n’était pas justiciable à la Cour de cassation pour qu’il soit convoqué par son procureur. En réplique, le Procureur général Victor Mumba n’était pas allé par le dos de la cuillère pour dire notamment au ministre de tutelle que sa correspondance n’avait pour objet que la « protection »  du DG de l’OGEFREM.

Dido Nsapu


(DNK/PKF)