Il était annoncé ce mardi  dans la ville de Goma dans le Nord- Kivu. Mais le président de la République Félix Antoine Tshisekedi ne se rendra pas ce jour dans cette partie du territoire national.

L’information sur l’annulation de ce voyage est tombée lundi tard dans la soirée. Selon les radios captées à Kinshasa, cette annulation est motivée par des raisons d’«agenda politique chargé».

Aucune autre raison n’a été avancée alors que, à en croire des sources locales, la mobilisation était totale tant de la part des organisations de la société civile que des partis politiques même l’Union pour la Nation de Vital Kamerhe pour réserver un accueil total au président de la République.

Curieusement, poursuivent les mêmes sources certains membres de la plate-forme « Soutenons Vital Kamerhe » (SVK), ont manifesté lors d’une caravane motorisée organisé dans cette ville pour s'opposer à la présence du président Félix Tshisekedi seul à Goma, exigeant la présence à ses côtés de Vital Kamerhe, son directeur de cabinet qui comme on le sait, fait l’objet des poursuites pour « une affaire de détournement» est en détention à la prison centrale de Makala, exprimant également leur colère contre la Cour d’ Appel de Kinshasa suite à son refus de mise en liberté provisoire de leur leader.

Réconforter la population

Après le report du sommet des chefs d’Etat de la CIRGL, ce voyage qui devait être le deuxième du président Tshisekedi depuis son avènement à la tête du pays devait constituer une occasion pour lui de réconforter la population de cette province, victime de l’insécurité avec de nombreuses tueries suite à l’activisme des groupes armés qui chaque jour massacrent les paisibles citoyens, et aussi d’apporter un message de paix à ces populations.

De même, en tant que commandant suprême des Forces armées, le Chef de l’Etat devait aussi profiter de son séjour à Goma pour motiver et donner des consignes aux Forces armées de la RDC (FARDC) qui sont engagées dans la lutte contre ces forces négatives.

La même visite qui intervient également après quelques mois après la déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola qui a sévit dans la Province faisant des centaines des morts.

Boni Tsala


(BTT/PKF)