Ces policiers exigent 3 à 5000 francs (près de 2,5 dollars) à chaque visiteur qui amène la nourriture à un détenu, a rapporté Radio Okapi. La même source affirme que certains visiteurs en ont déjà payé les frais suite au manque d'argent à donner aux policiers commis à la garde de cette maison carcérale. Mais d'autres, par contre (visiteurs), sont déjà rentrés avec la nourriture destinée aux amis ou membres de la famille détenus à la prison, faute d'argent à donner aux policiers.

Selon les autorités pénitentiaires, les troubles du jeudi 1er octobre ont été occasionnés par la rupture des stocks de la ration alimentaire depuis bientôt 4 jours. Un membre de famille qui est venu avec la nourriture à remettre à son frère détenu s’est vu refuser l’entrée parce qu’il n’avait pas payé au policier de l’argent. Il est retourné avec sa nourriture, ont-ils confirmé. Et la nouvelle est parvenue aux autres prisonniers, qui ne précisent pas de quelle manière l’information a circulé, relatent les autorités pénitentiaires.

Informés, les détenus se sont mis en colère contre les gardiens. Ils leur ont jeté des projectiles, à partir de la prison centrale. Les débris du mur qui séparait le pavillon des enfants en conflit avec la loi des détenus adultes ont servi de pierres aux prisonniers. Le policier qui s'est livré au monnayage des visites a été arrêté et conduit au commissariat provincial de la PNC. Les autorités pénitentiaires affirment que le calme est revenu à la prison centrale.

Gisèle Mbuyi


(GMM/PKF)