Le lieu public situé en face de l’Institut Supérieur Pédagogique, ISP/Gombe, a accueilli depuis notamment quelques jours, un groupe de présumés personnes vulnérables à Kinshasa.

En attendant de voir se multiplier les entreprises charitables en termes de secours aux personnes en situation de vulnérabilité absolue, des femmes et enfants dont l’Agence congolaise de presse a lancé hier l’alarme sur leur état de vie, espèrent surtout que les décideurs étatiques prennent le plus tôt possible le taureau par les cornes.

Trouver des solutions d’hébergement ou de logement adaptées à chacun et surtout les tirer de leur état d’abandon de la société est leur préoccupation quotidienne. Ils appellent les pouvoirs publics à se mobiliser pleinement pour répondre au mieux à leurs besoins.

Abordée, ces femmes ont donné des raisons qui les ont poussées à se retrouver à cet endroit. L’une d’entre elles, se présentant sous le prénom de Ruth, a répondu : «Je vivais chez ma sœur avec mes enfants, au début du confinement et, comme le temps était dur, celle-ci m’a mis dehors  avec mes enfants au motif qu’elle n’arrivait plus à me prendre en charge. Et ne sachant où aller, nous nous sommes installés ici par manque de logis».

Pour nourrir leurs petites familles, a-t-elle poursuivi, « nous nous adonnons à la mendicité en ciblant principalement les passants et certaines autorités qui côtoient ce milieu.

S’agissant de la scolarisation des enfants, cette infortunée a indiqué que cela soit impossible dans la mesure où les conditions de précarité de ces femmes ne leur donnent pas la chance d’instruire leurs progénitures, avant de solliciter l’aide auprès des personnes de bonne volonté pour subvenir à leurs besoins élémentaires.

Raymond Okeseleke


(ROL/Yes)