La pratique des paris sportifs attire de plus en plus les jeunes, parfois mineurs. Pourtant, des conséquences non négligeables, sont légion face à une clientèle de plus en plus jeune et avide de réussite financière, et devant la multiplication des enseignes de jeux et leur proximité avec les populations.

Après Pari Mutuel Urbain et Paris sportif est venue s’ajouter la cryptomannie. A Kinshasa, pour ne citer que la ville-province, les catégories « employés » et « ouvriers » ainsi que les chômeurs sont ceux qui jouent le plus.

L’ouverture du marché des jeux en ligne en 2010 a contribué à cet essor. Plus besoin de se déplacer puisqu’on peut désormais miser tranquillement assis dans son canapé.

Comment fonctionnent ces nouveaux outils financiers ? Sont-ils seulement spéculatifs ? Où peut-on en trouver ? Les réponses aux questions soulevées par les monnaies sont  sans appel.

Bitcoin, ether, ripple… Encore inconnues du grand public il y a seulement quelques deux années, ces monnaies virtuelles se sont progressivement fait connaître grâce à leur forte dynamique.

Les autres cryptomonnaies ne sont pas en reste. Signe de l'engouement pour ces nouveaux « moyens de paiement », la majorité d'entre elles a également connu une croissance rapide.

Le bitcoin et ses soeurs, on l'a compris, ne sont pas sonnantes et trébuchantes. C'est un protocole informatique, programme permettant de créer et de définir une monnaie virtuelle, qui constitue son ADN.

A Kinshasa, un collectif contre la vie chère a sonné l’alerte, appelant les Congolais à la prudence sur le danger de la cryptomonnaie où il s’agit d’un système d’investissement en ligne, un système en vogue ce dernier temps à Kinshasa et dans certaines provinces.

Dans une déclaration faite à la presse mercredi 30 septembre à Kinshasa, le président de ce collectif, Jean-Pierre Kayembe a rappelé à l’Etat Congolais son devoir de protéger les investissements des Congolais.

Jean-Pierre Kayembe a également dénoncé le fait que ces sociétés fonctionnent illégalement en RDC sans une loi qui régit ce système, avec la possibilité de disparaitre à tout moment, avec des sommes colossales des clients, du fait de l’absence de fiabilité et de fonds de garanties.

Raymond Okeseleke


(ROL/PKF)