Le président national de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE) et l’un des quatre leaders de la plateforme politique Lamuka, Martin Fayulu, est passé à la vitesse supérieure sur la question de Minembwe, au cœur d’une vive polémique nationale.

Au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 09 octobre à Kinshasa, le candidat numéro 4 à la dernière présidentielle appelle à une marche de défense de l’intégrité territoriale de la RDC le 14 octobre prochain.

«Si aujourd’hui nous baissons les bras et laissons Minembwe entre les mains de ses occupants, demain nous aurons le pays balkanisé », a-t-il déclaré devant les professionnels des médias.

Cet appel intervient alors que la veille, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avait décidé de suspendre « tout ce qui a été fait jusque-là » à Minembwe, pour calmer la tension. Une tension ravivée depuis l’installation, le 28 septembre dernier, d’un bourgmestre Banyamulenge de la commune rurale de Minembwe, dans le Sud-Kivu.

Comme Martin Fayulu, beaucoup de Congolais voit dans la reconnaissance de Minembwe comme une entité administrative à part entière, un arbre qui cache la forêt. Cette reconnaissance exposerait le pays à une balkanisation dans cette partie, à la moindre expression d’auto-détermination de ses populations à majorité Rwandophone.

Socrate Nsimba


(SNK/Yes)