Il est 7 heures 25, sur l’avenue de la Maternité de Binza, à Delvaux, des élèves se pressent pour accéder dans l’enceinte de l’école. A l’entrée, un vigile tient le thermoflash pour prélever la température des élèves. Sur la rampe qui mène vers la grande cour de l’école, deux bassines perchées sur des structures métalliques servant de lave-mains pour lutter contre la propagation de Covid-19.

Une fois dans la grande cour, pendant que d’autres élèves ont commencé les cours, certains élèves et parents trainent tantôt pour localiser des salles tantôt pour résoudre des problèmes administratifs. Mais le seul problème, en réalité, c’est celui des frais scolaires. Certains parents n’ont pas vu les noms de leurs enfants être repris sur la liste des effectifs de l’école parce que n’ayant pas apuré les frais scolaires de l’année précédente (2019-2020).

D’un air assuré, un élève renvoyé de sa classe s’adresse au directeur de discipline. « Monsieur, j’ai soldé. Voici mon reçu ! », lui dit-il en brandissant le document. « Non, tu as soldé pour l’année passée. Ça ne concerne pas cette année !», lui rétorque le directeur. Cet élève, en tête d’un groupe de ses collègues également renvoyés, pensait obtenir gain de cause avec son récent solde de minerval de l’année passée. Ce qui n’est pas le cas.

Juste à côté, sous un préau, des parents dont les noms des enfants n’ont pas été repris sur les effectifs des nouvelles classes tentent de régulariser. « J’ai payé une grande partie des frais. Je sollicite une dérogation pour que mes enfants accèdent aux cours. Je vais revenir bientôt pour solder », demande un parent à une commission chargée de percevoir les arriérés des frais scolaires de l’année 2019-2020. Et cette commission n’a pas accédé à sa demande. Ce qui exaspère ce parent qui dit fournir des efforts pour solder, malgré son salaire de policier.

Au bureau du préfet des études, un autre groupe de parents attend d’être reçus pour solliciter des dérogations afin que leurs enfants accèdent aux cours. Mais là aussi, le préfet n’accède qu’à la demande de ceux qui ont tout payé l’année dernière et qui sollicitent une indulgence pour n’avoir pas atteint le montant de l’acompte pour l’année qui s’est ouverte ce lundi 12 octobre 2020. Ce qui chagrine plusieurs parents qui avouent ne pas être payés notamment à cause de la crise suscitée par la pandémie de Covid-19.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)