« A la rentrée judiciaire hier, le n° 1 de la Cour de cassation  propose la levée des immunités de poursuites des parlementaires et  ministres », titre FORUM DES AS. Dans son exposé à la rentrée judiciaire  hier jeudi, le président de la Cour de Cassation, David Christophe  Mukendi a suggéré qu'à part le Premier ministre, les ministres et  vice-ministres de l'Exécutif national et provinciaux, les députés  nationaux et provinciaux, ainsi que les gouverneurs et vice-gouverneurs  puissent désormais être justiciables devant le TGI, écrit le journal.

«  Un pays qui veut rétablir un Etat de droit  doit bannir l’existence des  immunités de poursuites et de privilèges de juridiction accordée aux  différents bénéficiaires. Les pratiques instaurent une classe des  intouchables‘’, reprend LA PROSPERITE ces propos de David-Christophe  Mukendi. Et au journal de poursuivre que Selon lui, dès lors que ces  réformes sont opérées, toutes les personnes concernées seront désormais  jugées sans dérogation, conformément aux règles de procédure et de  compétence ordinaires,  par le Tribunal de grande instance (TGI) au  premier degré et à la Cour d’Appel au second degré.

Par ailleurs,  le journal note que cette rentrée judiciaire se déroule sur fond d’une  grosse crise institutionnelle suite à la nomination récente par le chef  de l’Etat des juges à la Cour constitutionnelle. « Entre le Parlement et  l’institution président de la République, rien ne va. La politique s’y  mêle, la justice prend partie et l’anarchie s’installe confortablement  dans le pays ».

Sur cet aspect des choses, AFRICA NEWS titre :  « Félix Tshisekedi interpellé dans un avis technique ». Le  trihebdomadaire partage la réflexion d’un professeur de Droit ayant  requis l’anonymat qui souligne que « cette manière pour le président  Tshisekedi d’opposer les institutions dans le dossier des juges de la  Cour constitutionnelle est très dangereuse et pourrait déboucher sur une  réelle crise institutionnelle au pays ».

La source du journal  dénonce par ailleurs la sortie médiatique du président ai du Conseil  supérieur de la magistrature, Paul Mukoko au sortir de l’audience  mercredi avec le chef de l’Etat : « Ce à quoi s’est livré le procureur  général  a bien les allures d’un boutiquage avec le magistrat suprême  pour régler des comptes avec la direction du Parlement qui a  précédemment pris position dans ce dossier qui met le chef de l’Etat  dans une position particulièrement indélicate ».

En dehors de la  saga politico-judiciaire actuelle, L’AGENCE CONGOLAISE DE LA PRESSE  rapporte que l’archevêque métropolitain de Kinshasa, le cardinal  Fridolin Ambongo Besungu a été nommé par le  Pape François parmi les  membres du Conseil des cardinaux au Vatican, au cours d’une série de  confirmation et nomination. Ambongo aidera le pape dans la gouvernance  de l’église aux côtés des cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d’État du  Saint-Siège; Seán Patrick O’Malley, archevêque de Boston (USA); Oswald  Gracias, archevêque de Bombay (Inde); Reinhard Marx, archevêque de  Munich et Freising (Allemagne); et Giuseppe Bertello, président du  gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican.

Socrate Nsimba


(SN/PKF)