Au total, 300 kuluna (délinquants) sur les 889 appréhendés à Kinshasa dans le cadre de l'opération "Kifagiyo"  doivent quitter cette ville à partir de ce mardi pour rejoindre le centre de Kanyama Kasese dans la province du Haut Lomami. Il s’agit d’un premier groupe car selon les prévisions, l’opération vise au total l'effectif de 2.000. Parmi eux, des récidivistes et des condamnés à des travaux forcés dans les récentes audiences foraines.

La cérémonie officielle de leur mise à la disposition de ce service par l’autorité urbaine est intervenue lundi à la place Flamboyant dans la commune de la Gombe. Parmi les témoins de cet événement, certains membres de leurs familles.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila se voulant clair a soutenu : "Sur instruction du chef de l'Etat, désormais tous ceux qui vont être arrêtés iront soit en prison, soit à Kaniama Kasese selon la condamnation pour faire les champs ", recommandant par la même occasion à la population de continuer à dénoncer les inciviques.

Il a en outre reconnu que c'est grâce à la vigilance des Kinois que plusieurs d'entre eux ont été interpellés avant de poursuivre : « Pour une ville de Kinshasa sans " Kuluna ", la dénonciation est une option efficace ».

Prenant à son tour la parole, le commandant  du Service National, le général Jean-Pierre Kasongo s’est exprimé sur la mission du Service National qui consiste en l'encadrement de la jeunesse, en les dotant d'un enseignement utile par la formation et la discipline.

Pour le Commandant du Service national, ces jeunes inciviques viennent en appui pour renforcer cette institution. Du point de vue développement, ils seront utilisés pour des travaux des champs, de maçonnerie, de charpenterie, de menuiserie à l'issue d'une formation adéquate.

Il profité de cette cérémonie pour doter certains d’entre eux de l'uniforme du Service National.

Boni Tsala


(BTT/PKF)