Espérance Lonyongo, point focal de Fonds des femmes congolaises (FFC),  a indiqué mardi 3 novembre à Isiro que 423 cas de viol et 200 grossesses précoces avaient été enregistrés de mars à septembre 2020 sur toute l'étendue de la province du Haut-Uele.

C’était au cours d’un atelier organisé pour sensibiliser les enseignants, les préfets et les comités des parents afin de s’impliquer et d’endiguer ce mal.

Elle a jouté que les violences sexuelles et celles basées sur le genre prennent des proportions inquiétantes en milieux scolaires dans cette province, vue que cette situation est inquiétante, il est important de sensibiliser les acteurs éducatifs dans la lutte contre ce fléau.

Elle a en outre ajouté que plusieurs centaines des cas de viol et violences basées sur le genre ont été enregistrés surtout pendant le confinement, avant de préciser que depuis le mois de mars jusqu’en septembre 2020 dans la province Haut-Uélé, où 423 cas de viol et 423 cas de violence basées sur le genre et 200 cas de grossesses précoces ont été enregistrés.

Espérance Lonyongo a signalé que  le rapport du FFC présente une centaine d’élèves filles finalistes qui ont passé les épreuves de l’EXETAT-2020 en étant grosses.

De son côté, Françoise Azaro, ministre provinciale en charge du Genre, Famille et Enfant, a précisé qu’au regard de l’ampleur de ces phénomènes dans la communauté locale, elle a exhorté le FFC à renforcer les capacités de tous les acteurs socio-éducatifs dans la gestion de l’information, des techniques et collectes des données.

Signalons que cette structure est une association nationale engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre.

Sylvie Meta


(SM/PKF)