Après avoir entendu les deux parties dans cette affaire de violation de l’article 139 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dossier porté en justice par le député Albert Fabrice Puela, les juges ont décidé de prendre l'affaire en délibéré pour revenir donner le verdict dans 8 jours.

Il s’agit précisément de la date du jeudi 26 novembre prochain que le Conseil d'État va trancher sur cette affaire qui défraie la chronique depuis plus d'une semaine en RDC.

Pour rappel, le député de l'opposition Albert Fabrice Puela avait saisi le Conseil d'État pour obtenir la démission du bureau de l'Assemblée nationale accusé d'avoir violé l'article 139 du règlement intérieur qui le contraint de présenter le rapport complet de la gestion financière de l'Assemblée nationale dans les 30 jours après l'ouverture de la session de mars. Et à défaut de cela, le bureau est réputé « démissionnaire ». Le requérant Puela pense que le bureau n'avait pas présenté ce rapport dans le délai.

Un argument que réfute le bureau de l’Assemblée nationale mais aussi le député Lumeya Dhu Maleghi qui a poliment remis en cause la procédure enclenchée par son collègue, Albert Fabrice Puela. Le député FCC Lumeya qui s’appuie sur le Règlement intérieur, rappelle aux uns et aux autres ceci : « Le bureau de l’Assemblée nationale est là pour cinq ans. Nous ne pouvons pas accepter que ce mandat puisse être mis fin prématurément parce qu’on veut régler un problème politique. Mme Mabunda, ayant été élue par la plénière, il n’y a que cette dernière qui doit mettre fin à ses fonctions, s’il y a faute lourde. Or, dans le cas d’espèce, il n’y a aucune faute lourde à sa charge. »

Et cet élu de Bandundu prévient : « nous ne pouvons pas accepter qu’un groupe de députés puisse déstabiliser l’Assemblée nationale pour faire plaisir à certains opérateurs politiques. Voilà pourquoi nous disons que dans tous les cas de figure, le dossier de notre ami et collègue est vide et n’aura pas gain de cause ».

Dido Nsapu


(DNK/Yes)