Après l’inhumation, le 8 décembre à Kiniezire, dans le Sud-Kivu, de son mari décédé 28 février 2020, la veuve Brenda Kahimbi a été placée en résidence surveillée. La justice militaire a pris cette décision au lendemain de l'inhumation de l'ancien chef des renseignements militaire de la République démocratique du Congo.

Selon la veuve qui s’est confiée à RFI, huit hommes en uniforme prétextant appartenir à la justice militaire sont arrivés à son domicile mardi 10 décembre, explique Brenda, la veuve. Selon elle, ils ont présenté un document officiel qui les assigne, elle et sa mère, en résidence surveillée. La veuve Brenda Kahimbi dit ne pas connaitre les motivations de cette décision.

Bien avant cela, le neveu et le pasteur de la veuve Kahimbi ainsi qu'une dame accusée d'avoir facilité l'embauche d’un domestique ayant disparu restent en détention provisoire à Kinshasa depuis plusieurs mois déjà. L’instruction serait encore en cours pour déterminer les circonstances réelles de la mort du général Kahimbi.

D’après les premiers éléments de l’enquête que le président de la République, Félix Tshisekedi avait livrés aux ministres dans un compte-rendu du conseil des ministres, il avait fait allusion « aux signes de strangulation » observés sur la dépouille du général. Mais la veuve Brenda Kahimbi, elle, avait toujours affirmé à des journalistes que le patron des renseignements militaires congolais était décédé des suites d'une crise cardiaque. Mais la veuve ne se présentait toujours pas aux convocations de la commission d’enquête, préférant envoyer son avocate.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)