Un couvre-feu va être instauré "de 21 heures à 5 heures du matin" dès vendredi dans toute la République démocratique du Congo pour contrer la "deuxième vague" qui touche surtout la capitale Kinshasa.

A la veille des célébrations de fin d'année, les cérémonies festives ont été interdites**, tout comme les réunions publiques de plus de 10 personnes**,a détaillé la présidence du plus grand pays d'Afrique subsaharienne.

"La reprise des cours est renvoyée à une date ultérieure" au niveau de l'enseignement supérieur, tandis que les élèves du primaire et du secondaire iront "en vacances anticipées dès ce vendredi 18 décembre", poursuit la présidence, sans préciser la date de la reprise pour l'instant. Le transport des dépouilles mortelles directement sur les lieux d'inhumation sera autorisé, mais à condition qu'aucune autre cérémonie n'ait lieu.

Si les marches publiques, productions artistiques et kermesses, ont également été interdites, les autorités congolaises ont opté pour la poursuite des compétitions sportives à huis clos.

La RDC victime d'une "importation de cas"

Avec un peu moins de 15 000 pour 364 décès depuis le 10 mars selon les chiffres officiels, la République Démocratique du Congo a été relativement épargnée par la pandémie, à côté de l'Afrique du Sud et de ses 860 000 cas confirmés. Mais depuis quelques semaines, les autorités congolaises ont enregistré une nouvelle hausse de cas positifs, principalement dans la capitale Kinshasa.

"Cette deuxième vague est essentiellement due à l'importation de cas venus de l'étranger", affirme le président Félix Tshisekedi, qui s'était exprimé devant le Parlement lundi dernier. Depuis le 31 octobre, les voyageurs sont systématiquement testés à leur arrivée en RDC. "Les tests obligatoires devraient se poursuivre pour les voyageurs internes et ceux en provenance et en partance pour l'étranger", a précisé la présidence.

La Covid-19 a frappé dans l'entourage du pouvoir congolais avec plusieurs décès au cabinet du président de la République.

Au moins deux conseillers du président Tshisekedi ont succombé à la pandémie, ainsi que son oncle et chef de son cabinet privé, Mgr Gérard Mulumba. Ce mercredi, le ministre délégué à l'Intérieur chargé des Affaires coutumières Eyrolles-Michel Mvunzi Meya est également décédé après avoir été contaminée par la Covid-19.

Raymond Okeseleke


(ROL/PKF)