La société civile de Beni dans le Nord- Kivu accuse la police des tracasseries et de plusieurs autres violations de droits de l’homme à l’occasion du couvre-feu décrété par le chef de l’Etat  sur toute l’étendue du territoire national dans le cadre de la lutte contre la propagation de la deuxième vague de la pandémie du COVID 19.

Dans une déclaration, son président, Kizito Bin Hangi insiste : « Les policiers doivent être courtois lors des bouclages ou lors des suivis de ce couvre-feu, pour qu’on ne puisse pas encore assister à la tracasserie policière que nous allons décrier. Et les gens risquent aussi maintenant de boycotter ces mesures-là s’il y a par exemple des tracasseries au niveau des policiers. Et donc, nous pensons que si les mesures se passent dans la dignité humaine et dans le respect des lois, nous pensons que nous tous nous allons respecter et que dans quelques temps, nous pensons que cette maladie ou cette propagation ne va pas nous toucher au niveau de Beni ».

Pour la société civile qui apprécie le travail de la police, les agents de l’ordre doivent afficher un comportement exemplaire dans le cadre de cette opération.

Le CEPADHO pour une évaluation hebdomadaire du couvre-feu

Par ailleurs, le Centre d’études pour la paix, le développement et les droits de l’homme (CEPADHO) de Beni suggère l’organisation d’une évaluation hebdomadaire pour faire l’état des lieux du suivi du couvre-feu et des autres mesures prises par le Chef de l’Etat.

Le chef de l’Etat doit ordonner une évaluation hebdomadaire de la situation de manière à insérer éventuellement les jours repos au couvre-feu, estime le vice-président du conseil d’administration de CEPADHO.

Pour Maître Omar Kavota,  « Par rapport aux mesures barrières, nous estimons qu’elles restent indiscutables. Mais, étant donné que le couvre-feu, n’est pas à caractère sécuritaire, nous pensons qu’une personne trouvée seule dehors, ne pouvait pas être arrêtée tant qu’il ne viole aucune mesure barrière contre la COVID-19. »

Boni Tsala


(BTT/PKF)