Des pluies diluviennes se sont abattues ces derniers jours sur Kinshasa. Les réseaux d’assainissement sont bouchés par les déchets plastiques. Conséquence : à chaque saison pluvieuse, la mégalopole se retrouve sous les eaux. Aucun quartier n’est épargné.

Ces inondations ont également été enregistrées aux quartiers Malala, Mfidi, Bakata et Mabulu 2 qui longent la rivière Kalamu dans la commune de Makala.

Selon le bourgmestre à Mososo, Ndanu et cité des pécheurs dans la commune de Limete, les dégâts ont été limités grâce au curage en cours au niveau de la rivière Funa sur la 1ere rue.

Une action que mène l’hôtel de ville, à travers l’Office de voirie et drainage (OVD). Les inondations sont signalées aussi aux quartiers Masiba et Malemba dits et De bonhomme dans la commune de Matete. La rivière Ndjili est sorti de son lit.

"Il y a un sans-abri qui vient d'être retrouvé mort sous la passerelle de la première rue du côté industriel" à Limete après la pluie tombée ce mercredi matin 23 décembre 2020 sur la ville de Kinshasa.

Le bourgmestre de la commune de Limete, qui fait part d'un seul décès, déplore, à Top Congo FM, des inondations.

"Dans tout le quartier Kingabwa autour de la rivière N'Djili, la population a fui ses habitations. Tout est inondé. L'eau est tellement abondante. Même les motos ne passent pas. Les personnes sont inondées", explique-t-il.

OVD accusé à Kalamu

"Il n'y a pas vraiment de dégâts causés par la pluie, sauf des inondations", signale le bourgmestre de la commune de Kalamu.

Jean-Claude Kadima se félicite d'avoir "évité le danger avec ce que la commune a pu faire", mais accuse l'Office des voiries et drainage (OVD) de ne pas très bien faire son travail.

Curer les caniveaux "est le travail de l'OVD. Il reçoit même des financements pour ça. Mais, il a failli. La commune de Kalamu a curé ses caniveaux seule. Il n'y a que la ville de Kinshasa qui a mis à notre disposition des engins".

Aucune perte en vies humaines dans la commune Selembao. Selon son bourgmestre, "seules les têtes d'érosion ont progressé dans plusieurs quartiers".

Il y a plutôt des craintes au quartier UPN dans la commune de Ngaliema où un bassin de rétention d'eaux, érigé depuis 27 ans et rompu depuis le mois de février, risque de faire des ravages jusqu'à atteindre la route nationale numéro 1.

Raymond Okeseleke


(ROL/PKF)