L’année 2020 a recélé bien des embûches et des lignes rouges ne sont guère restées sans risques. Sans risques, d’autant plus que ses faiblesses décelées en raison de l’impact négatif de la crise sanitaire sur l’économie nationale n’a pas manqué de se rabattre sur la vie quotidienne devenue un exercice de survie aussi bien à Kinshasa qu’à travers les provinces du pays.

A l’évidence, la traditionnelle réunion du Comité de conjoncture économique, celle tenue le mercredi 30 décembre 2020 et la dernière de l’an 2020, qu’a présidé personnellement le Premier ministre Sylvestre Ilunga, a révélé ses aveux. Le Gouvernement a réalisé un déficit de quelques 900 milliards de francs congolais et qu’il a imputé aux effets de la Covid-19.

Le Comité a également constaté la baisse des exportations par rapport au volume considérable des importations, surtout des produits vivriers.

La note relative au secteur minier révèle que les importations ont augmenté alors que les exportations ont quelque peu baissé, en dépit du fait que le secteur minier de la République démocratique du Congo a produit plus d’1 million 400 mille Tonnes de Cuivre en 2020.

Il en ressort, selon des sources concordantes, que la grogne des petits détaillants qui ont toujours vu leurs capitaux s'envoler continue à se faire entendre. Inquiétudes également du côté des consommateurs les plus démunis, où l'on a toujours redouté des formes de crise de confiance.

Par le passé, le gouvernement n’a eu de cesse de pointer la hausse du taux de change avec le dollar comme l’une des raisons de l’inflation dans un pays qui importe tout sauf rien. Le dollar américain qui s'échangeait contre 2000 francs congolais, vaut jusqu'à plus de 2000 Fc sur le marché parallèle.

Le gouvernement avait tout également estimé par le passé que les acteurs économiques avaient anticipé la dégradation du climat économique en augmentant les prix. Depuis quelques mois déjà, les prix ne font qu’inquiéter. Aujourd'hui, les commerçants l’ont attesté eux-mêmes sur le marché des biens de première nécessité. Ce, à l’orée de 2021.

Après des mois d’espoirs en 2019, les prix des denrées alimentaires ont été bel et bien repartis à la hausse. Ils ont affiché une progression vertigineuse sur un mois, deux mois, avant d’entamer une accélération vers le premier trimestre de 2020.

Raymond Okeseleke


(ROL/PKF/Yes)