C'était au terme d’une série d’ordonnance signée, le 31 décembre 2020, par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. En effet, bon nombre de détenus ont bénéficié d’une prise collective des mesures de  grâce présidentielle en cette début de l’année 2021. Certains d’entres-eux ont vu leur peine être réduite et d’autres, par contre, ont été réjouis de la commutation de la peine de mort à la peine de servitude pénale à perpétuité. Bien plus, d’autres cas de servitude pénale à perpétuité ont été ramenés à une condamnation de 20 ans de prison, indique l’arrêté.

Par contre, il faut noter que ces mesures de grâce ne concernent pas des cas des condamnés fugitifs, de crimes contre l’humanité et la paix, moins encore, les violences sexuelles, la corruption, concussion et atteinte à la sûreté de l’Etat.

Le colonel Eddy Kapend, âgé de 60 ans, qui était aide du camp au moment de la mort de feu Laurent-Désiré Kabila, a été gracié. Et cela, après près de 20 ans passés derrière les barreaux. Il est originaire du Grand Katanga, il a des parentés avec l’ex-président Laurent-Désiré Kabila.

Eddy Kapend, est licencié en philosophie et en droit de l’Université de Lubumbashi, il a travaillé dans l’administration sous le régime de feu Maréchal Mobutu. Ensuite, il a suivi une formation militaire en Angola au sein des Tigres Katangais, il s’est même rapproché de l‘Union des fédéralistes et des républicains indépendants dans les années 1990.

Relais de l’influence de l’Angola en RDC, écrit acturdc.com, il exfiltre le président Kabila pendant l’attaque rwandaise sur Kinshasa en août 1998 et gagne sa confiance.

Ce dernier, va remplacer Joseph Kabila, fils de Mzee Laurent-Désiré Kabila, au poste de chef de l’armée congolaise le 20 octobre 1998, après que celui-ci a brièvement remplacé Célestin Kifwa. Et quelques mois plus tard, il devient aide du camp du président Laurent-Désiré Kabila.

Gisèle Mbuyi


(GMM/PKF)