«C’est dans l’intention avérée de se soustraire à ces obligations constitutionnelles et légales que le Président de la République a délibérément provoqué une crise artificielle non prévue dans l’ordre constitutionnel congolais en décrétant unilatéralement le 6 décembre l’effritement d’une majorité parlementaire à laquelle son parti l’UDPS était une associée du reste non significative au regard des résultats des élections du 30 décembre 2018 ».

Il s’agit de l’extrait d’une déclaration politique des présidents des regroupements et partis politiques membres du front commun pour le Congo (FCC) à l’issue d’une séance d’évaluation de la situation politique du pays qu’ils ont organisée le week-end dernier.

Dans la même déclaration, ils affirment que cette remise en cause de la coalition majoritaire FCC-CACH ne saurait avoir aucun impact sur la vie institutionnelle nationale dès lors que l’identification de la majorité et de l’opposition à l’Assemblée nationale, faite conformément aux articles 26 et 54 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en début de législature et pour toute la durée de celle-ci, n’est nullement remise en cause par le retrait de l’Udps à défaut des élections générales anticipées, seules à même de reconfigurer légalement cette dispensation.

Au regard de ce qui précède, le FCC dénonce et s’inscrit en faux contre la tendance consistant à faire du président de la République la source de légitimation des autres institutions de la République que sont le Parlement, le Gouvernement et les Cours et Tribunaux.

Ainsi condamne-t-il en conséquence la désignation unilatérale par le Président de la République d’un informateur chargé d’identifier une majorité parlementaire qui existe déjà depuis l’entame de la législature en cours, en l’absence de la destitution ou de la démission du Premier ministre en exercice ou de nouvelles élections législatives.

B.Tsala


(BTT/PKF)