Les autorités ont prévu de tester 2 millions de personnes en 48 h, dans un centre de dépistage à Pékin, le 23 janvier 2021, pour faire face à des foyers de Covid-19 localisés.

Vous connaissiez les prélèvements par frottis dans le nez ou dans la gorge. Mais la Chine recourt désormais de façon croissante à des tests Covid-19 rectaux pour tester les sujets à risque et les voyageurs arrivant de l’étranger. Une méthode jugée plus fiable, mais potentiellement moins pratique et qui rebute les patients ainsi que les internautes chinois.

Alors que le pays a largement endigué l’épidémie de coronavirus depuis le printemps 2020 grâce à des strictes restrictions, les autorités sanitaires enchainent les campagnes de dépistage massives PCR pour circonscrire les petits foyers épidémiques. Et si ces prélèvements sont effectués en général par frottis dans le nez ou la gorge, certains patients ont été soumis à un écouvillonnage rectal. La mesure est également imposée aux personnes en quarantaine obligatoire dans les hôtels, notamment les voyageurs en provenance de l’étranger.

Le dépistage rectal ‘‘permet d’augmenter le taux de détection des personnes infectées’’, car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l’anus que dans les voies respiratoires, a indiqué à CCTV le médecin Li Tongzeng, de l’hôpital You’an de Pékin.

Une affirmation qui s’appuie entre autres sur une étude parue en août 2020 en Chine et qui concluait que les tests rectaux pourraient être la meilleure manière de dépister les patients avant leur sortie de l’hôpital. Le zèle des autorités sanitaires chinoises, qui cumulent parfois plusieurs tests afin de limiter le nombre de faux négatifs, ne fait toutefois pas d’unanimité dans la communauté scientifique.

Yang Zhanqiu, de l’université de Wuhan, assure au journal d’Etat chinois Global Times que les prélèvements dans le nez et la gorge demeurent plus efficients, le virus s’attrapant par les voies respiratoires et non par le système digestif.

Toutes les personnes désirant se rendre dans le pays doivent présenter avant l’embarquement deux tests Covid négatifs (PCR et sérologique) et effectuer à leur arrivée et à leurs frais une quarantaine d’au moins 14 jours dans un hôtel.

Gisèle Mbuyi/Le HuffPost


(GM/TN/Yes)