Lors de son entretien avec le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell et la Cheffe de la diplomatie belge, Sophie Wilmès a insisté sur le respect de la constitution du pays de  Patrice Emery Lumumba.

Selon forum des As, qu’à Bruxelles, la République démocratique du Congo s'invite au menu.

Capitale de la Belgique et siège de l'Union européenne, où a abrité récemment la réunion de deux hauts responsables qui ont parlé sur la RDC, enfin d’examiner l'évolution de la situation politique en Rdc et sur la situation bilatérale relations belgo-congolaises.

Cette source signale que lors d'une réunion de travail tenue le lundi 8 février dernier, la vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Mme Sophie Wilmès, s'est entretenue avec M. Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères. La cheffe de la diplomatie belge a fait référence au soutien de son pays au président Félix Tshisekedi, notamment "dans ses efforts visant à dégager une nouvelle dynamique politique en RDC".

Les déclarations de Sophie Wilmès interviennent au moment où le camp présidentiel se déploie pour écarter ses adversaires du levier du pouvoir, afin de permettre à Félix Tshisekedi de rester seul maître à bord. Bruxelles hausse ainsi le ton et rappelle le principe sacrosaint du "respect de la Constitution". Et, bien entendu, d'autres textes légaux.

Cette source ajoute qu’au regard de cette approche développée par la cheffe de la diplomatie belge, un analyste équilibré croit déceler en ce préalable une pique relative "à la fabrication d'une majorité parlementaire en pleine législature, contrairement aux prescrits du règlement en vogue dans les deux chambres du Parlement". La reconfiguration même des institutions en cours serait, selon lui, consécutive au "coup de force" contre les textes validés en plénière et qui régissent l'organe législatif.

Elle souligne que l'aboutissement des réformes bénéficiant à la population congolaise" est aussi une des préoccupations de l'autorité belge qui tient à voir les dirigeants congolais axer leur pouvoir sur la recherche du bien-être général, plutôt que sur leurs intérêts particuliers. Ce préalable montre à quel point Bruxelles s'attend à la poursuite des réformes censées asseoir la démocratie en RDC.

La Belgique souhaite à consolider ses relations bilatérales avec la RDC et encourager les deux pays à redevenir des partenaires traditionnellement proches par l'histoire et un parcours commun de plusieurs décades.

Cette source rappelle que le vœu formulé en septembre 2019, lors de la visite, à Kinshasa, de Sophie Wilmès, alors Première ministre belge, en Rdc, en février 2020, au moment où "les deux parties se sont résolues à normaliser les relations bilatérales distendues depuis quelques années", et "pour rassurer les opérateurs économiques belges quant à la disponibilité de la RDC de les accueillir".

Sylvie Meta


(SM/PKF)